Denis Levaillant
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Piano solo

LE PIANISTE


"Pianiste remarquable, personnalité extraordinaire qui réunit tous les talents : écrivain, improvisateur, jazzman, compositeur".

Festival de Piano de la Roque d'Anthéron, 1981

"L'approche de Denis Levaillant est d'une rare maîtrise pianistique".

Le Monde de la Musique, 1986

"Levaillant joue du piano comme Levaillant et personne d'autre".

Libération, 1979

"L'un des pianistes majeurs de la scène française".

Festival d'Angoulême, 1979

"Un art de la possession, une sensualité unique, un geste pianistique extraordinaire".

Paris-Normandie, 1989

"Précieuse qualité de toucher, évidente jouissance du détail".

Jazz Magazine, 1981

"Maîtrise pianistique confondante".

La Tribune de Genève, 1981

"Toucher profond, jeu tout de finesse".

Le Monde de la Musique, 1993

"A solo player of considerable ability".

The Wire, 1985

"A wellrounded decidedly modern pianist with a flair for clearly articulated two-handed invention".

Cadence, 1985

"Haute virtuosité".

Le Monde, 1985

"Un pianiste remarquable".

Süddeutsche Zeitung, 1993

Le point de vue d'Alain Féron (compositeur et musicologue)

On pourrait dire que le piano de Denis Levaillant c'est, avant tout, un pianiste face à son instrument et ajouter qu'en concert il nous offre un spectacle total où l'engagement physique atteint à l'émotion parce qu'il en est son prolongement organique musicalisé. Difficile évidemment de rester insensible à sa présence sur scène, à ce corps qui se projette, se rétracte, chante, caressant ici son clavier avec une tendresse lyrique et là le violentant d'une fureur passionnée. Ainsi, la performance de Levaillant on stage , en exprimant visuellement les sons tirés de son Steinway, se situe-t-elle entre le show américain et l'état de transe du griot africain. Bref, il nous apparaît comme "possédé" par son piano, comme son double physique, son reflet en anamorphose fait de chair, de sang et de sueur.

Le plus important pourtant est la force de partage de cette musique, son souffle, sa poésie, son évidence, son honnêteté foncière, ou ce que je pourrais dénommer plus précisément : sa véracité, c'est-à-dire la justesse de son émotion que d'aucuns appellent malencontreusement "beauté" et qui me semble relever bien plus de l'éthique.

Voyager au travers de la cosmogonie musicale de ce compositeur c'est alors une expérience d'amour et de transcendance car si cette musique nous parle , c'est qu'elle a à nous apprendre sur nous-mêmes, puisqu'elle est vie intérieure avant tout et que, généreuse, elle s'offre sans s'embarrasser de convenances. C'est pourquoi peut-être son accès nous semble aisé. Mais ne nous y trompons point: l'art de Levaillant est de cacher l'art par l'art même !

Alain Féron, mai 2000.


Piano circus 1997

Pièces de concert pour piano seul (Apparitions, l'Acrobate), 12'.


Chants d'amour profane 1991

Pièces de concert pour piano seul, 18'.

Extrait 1 - Extrait 2 - Extrait 2b - Extrait 3 - Extrait 4 - Extrait 5


Etudes africaines 1990

Pièces de concert pour piano seul, 16'.

à la kora - au balafon - au djembé - à la sanza


Préludes baroques 1990

Pièces de concert pour piano seul, 15'.

Extrait


Portraits 1980/81

Suite de concert pour piano seul, 20'.

Earl's Pearls - Hi Samson - Like a Duke - Theloni(o)us Melodius

LE MONDE DE LA MUSIQUE - décembre 1984

L'oeuvre que nous livre Denis Levaillant (il faut bien parler d'oeuvre face à pareille cohérence) est un véritable puit de références : Paul Bley, Ellington, Lennie Tristano, Monk, Earl Hines, Jarrett, Bud Powell, Cecil Taylor sont tour à tour évoqués, au sens incantatoire du terme. La réussite apparaît éclatante au regard de la difficulté du pari ; Levaillant parvient en effet à dévoiler l'essence des choses. Il ne parodie ni ne paraphrase. Il joue à chaque fois sur ce que chacun de tous ces maîtres du piano a de plus profond, de plus personnel. Pareille constance dans le parti pris est évidemment obsessionnelle ! Elle est aussi éminemment moderne, au sens où la relecture, le jeu "indirect" sont qualifiés comme tels au cinéma ou en peinture. La force de Levaillant, comparée aux copistes du type "Wynton Marsalis", est de conserver une distance au sujet. Ainsi, dire Duke Ellington avec un toucher à la Maurizio Pollini ne manque pas d'étonner.

Paul Goupil


Douze mouvements 1980

Pièce de concert pour piano seul, 22'.

Mouvement 1 - Mouvement 2