| Denis Levaillant | |
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| Opéras | ||||||||||||||||||
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O.P.A Mia 1987/1989 Deux pièces à louer 1983 Spectacle musical, mise en scène de Piano check-up et Le Baigneur (opéra bouffe).
La Petite danseuse, chorégraphie Patrice Bart, Opéra de Paris 2003. Reprise à l'Opéra de Paris en décembre 2005: www.opera-de-paris.fr
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| Spectacles musicaux | ||||||||||||||||||
Eloge de la radio 1999/2000
Spectacle musical, concert vocal mis en lumières, reprenant Les Pierres noires, Sunny Cash passion, Compassion, Madrigaux de guerre et Tombeau de Gesualdo. Spectacle musical, pièces pour piano accompagnant un programme de films Pathé des années 1910.
Article de LIBÉRATION - 17 décembre 1993 Un pianiste et un magicien acoquinés, l'idée peut paraître formelle, une façon de mettre en scène un récital, d'aguicher le public en lui promettant qu'à défaut d'entendre, il aura quelque chose à voir. Le dernier spectacle de Denis Levaillant, fort heureusement, dissipe la crainte. Piano circus est une fable du pianiste, le pianiste aux prises avec son répertoire. Aux prises avec ses angoisses (abîmer ses doigts), avec ses craintes (jouer pire qu'avec ses pieds). Tout ça pour créer, à sa manière, une illusion, une magie : faire surgir des sons, agencés, compliqués, jouant avec les pédales, abusant de la perception auditive de ses spectateurs, en complicité avec le compositeur. Toute cette matière plutôt subtile, c'est le cadre de Piano circus. Un cadre familier à Denis Levaillant qui depuis toujours parle de son piano, de ses dieux (Liszt, ses octaves et ses arpèges), de son enchaînement. Un cadre qu'il sait très bien traduire musicalement. D'une part avec sa science de l'électroacoustique, pour faire surgir un effet d'un haut-parleur, à la seconde près et parfaitement amplifié. D'autre part avec la musique qu'il interprète. Et là, c'est l'atout numéro 1 du spectacle. Car il y a deux façons d'aborder ces pensées intérieures du pianiste. La façon risible, celle de Bernard Haller ("ce piano, une casserole pour des patates !") ou bien la façon musicale, signée Denis Levaillant. Pas d'extrait de Beethoven, de jus de Chopin, mais des compositions personnelles tirant sur le Conlon Nancarrow par leur débit rapide, avec quelques tentations de séduction (un passage à la Keith Jarrett, plein d'ironie). Une belle audace que de faire entendre cette musique-là, sans compromis, un flot de notes. Christian Leblé Spectacle musical, mise en scène de Douze mouvements, Piano transit et Souvenirs de Félicité. Article du PARIS NORMANDIE - 22 janvier 1989 Tout de suite : l'évidence. Denis Levaillant est un créateur. Avec un bon vieux piano, il tire des choses qui lui sont personnelles, tout en les ancrant profondément dans une histoire, une continuité avec un art de la possession, une sensualité inouïe, un geste pianistique extraordinaire. Denis Levaillant caresse le piano, se love dans ses sonorités, dans des ondoiements superbes ou des agressions douces. Ses Douze mouvements pour piano solo sont autant d'éclats de la musique, construits chacun autour d'une idée. Etudes de résonance dans le creux du son. Préludes ouverts sur l'infini sculptés en pleine matière. Et toujours cet art de la possession, presque narcissique. Une poésie pour l'an 2000 Changement de style. Piano et piano. L'un en direct. L'autre manipulé sur une bande par ordinateur. Confrontation encore narcissique et appropriation. Toujours ce toucher de l'instrument-miroir qui transporte l'auditeur le moins informé. De subtiles correspondances, avec une spatialisation des sons. Des trouvailles, comme ce piaillement d'aigus aux deux pianos. Des résonances, une dynamique, des grappes sonores, une poésie pour l'an 2000. Changement de style. C'est fou comme Denis Levaillant s'approprie ce qui est le meilleur de ce qui existe. Du côté du jazz, cette fois-ci. Charlie Parker et beaucoup d'autres, pliés à sa volonté. Si, dans Piano-transit, la nécessaire coordination entre la machine - j'entends par là la bande qui défile à une vitesse déterminée - et l'instrument joué en direct limite la liberté de l'interprète, la pièce suivante pourrait durer l'éternité dans le sillage du jazz - car Denis Levaillant change de costume comme de musique - l'artiste laisse vagabonder son imagination et l'épanouit. Possession de la musique. Possession de soi et des autres. Possession de la création. L'art de la possession. Christian Goubault Spectacle musical pour trio jazz, avec Barre Phillips et Barry Altschul. Spectacle musical, montage et arrangements des dernières oeuvres de Franz Liszt. Programme du dernier pélerinage
Article du MONDE DE LA MUSIQUE - novembre 1986 Dans une mise en scène assez risquée de Christian Colin, Denis Levaillant (piano), Brigitte Vinson (mezzo-soprano) et le Quatuor Ami Flammer offrent une longue rêverie, parfois sublime, souvent inquiétante. Parcours très aride, car la diction et la densité particulières de ces courtes oeuvres scintillent d'une extrême pénétration. Ces pages où la sonorité s'appauvrit font place à une puissance radicale, impersonnelle, archaïque. Liszt expérimente le rythme pur, la monodie, l'effondrement de toute stabilité consonante. En filigrane, presque clandestinement, demeure l'éventail des nuances, dernière ruine d'une rhétorique autrefois grandiose, au verbe infiniment plus raisonneur. L'approche de Denis Levaillant est d'une sobriété crispée, un peu hautaine, mais d'une rare maîtrise pianistique. Son plus grand mérite est de nous faire regarder en face l'espace d'un parcours, l'extraordinaire lumière surgie d'un néant que, plus que tout autre, Liszt combattait. Patrick Szersnovicz Spectacle musical pour sextet de jazz (Kenny Wheeler, Tony Coe, Yves Robert, Barre Phillips, Pierre Favre). Spectacle musical, pour bruiteur, trompette et violoncelle solistes, orchestre de chambre (3tp, 2tb, trio alt, vlc, cb) et électroacoustique.
OUEST FRANCE - juillet 1983 "Inside", c'était sans conteste la création contemporaine la plus déroutante du week-end. Inédite dans sa forme, la composition de Denis Levaillant, pour bruiteur, violoncelle, trompette et bande, donne naissance à un genre nouveau, alliant le théâtre à la musique. Une sorte de théâtre moderne dans lequel l'acteur cumule le rôle de bruiteur. La chronologie s'ouvre sur un décor qui pourrait être le cadre traditionnel d'une chambre d'hôtel, dans laquelle arrive, chargé de deux valises, le fuyard (Louis Amiel) pathétique bruiteur qui tente désespérément de quitter le nom de la doublure. Il ne s'agit donc plus d'un bruiteur opérationnel, mais d'un homme dont les fantasmes lui viennent de son métier. S'engage alors le délire d'un personnage qui, toute sa vie, fait du bruit pour les autres. Comprimé derrière le rideau des coulisses, il imagine des histoires qui mettent en relief l'espace sonore de toute la salle. C'est là le pouvoir magique du bruiteur qui peut artificiellement recréer toutes sortes de situations, même les plus terribles. Mais si le bruit et le son musical sont aujourd'hui bord à bord, la présence des musiciens, même déguisés, n'en est pas moins indispensables sur scène. La musique ne se truque pas, pauvre bruiteur. A.V. Spectacle musical (mélodrame pour voix et piano), sur un texte de Maurice Roche. Spectacle musical (mélodies, mélodrames et improvisations d'après Franz Liszt) pour voix et piano.
L'ARRANGEUR ARRANGE Article du MONDE - 17 février 1981 A entendre Caroline Gautier dire la ballade de Lenau Der traurige Mönch (le moine triste) ou celle de Bürger avec un engagement si complet, si éloigné de cette approche au second degré à laquelle ont recours ceux qui n'osent plus se laisser aller aux excès romantiques, à recevoir de plein fouet le commentaire pianistique de Denis Levaillant, tantôt entre deux phrases, tantôt sous quelques vers, tantôt développé, tantôt réduit à quelques notes, on pouvait se croire reporté au dix-neuvième siècle, dans le clair-obscur d'un salon amical, le compositeur improvisant au piano. Toute la partie pianistique est écrite, et cependant il semble qu'elle ne l'est pas : peu de développements, mais au contraire une succession de gestes dramatiques toujours évocatifs. La récitation, en revanche, n'est pas fixée, et c'est à Caroline Gautier, chanteuse de formation, que revient le mérite d'avoir su modeler sa voix, calquant parfois ses inflexions sur la mélodie de l'accompagnement, de telle sorte que le poème reste compréhensible dans ses grandes lignes malgré la barrière de la langue (un résumé en est fait auparavant), grâce aux contours caractérisés de la ligne vocale. Ce "voyage musical à partir de Franz Liszt" s'achève avec un extrait des variations Weinen Klagen sur le thème de Bach, comme il avait commencé sur un arrangement de Sunt lacrimae rerum. L'arrangeur arrangé, pourrait-on dire mais cette évocation, dont Michel Hermon a réalisé ce qu'il appelle une mise en images, compte tenu de l'exiguïté de la scène, mais qui pourrait bien être une mise en scène musicale (le pianiste est acteur à part entière), échappe si magistralement à la prétention et témoigne d'un engagement si évident des interprètes au sein de l'univers romantique, morbide et passionné, qu'ils tentent de faire revivre, que le spectacle et le propos intellectuel disparaissent derrière l'esprit retrouvé. Gérard Condé
LIBÉRATION - 26 janvier 1978 Je suis resté ébahi, surpris, heureux d'entendre et de voir un spectacle musical comme il y en a trop peu. La musique est magie, une note, une mélodie et la tête se plonge pour oublier l'instant d'avant sous la pluie glacée à se les geler. Denis Levaillant au piano et Pierre Rigaud aux saxophones font écouter la magie en nous la montrant : leur duo s'accompagne d'une belle dame et d'un beau monsieur qui, comme dans les cirques font sortir les balles de ping-pong de leur bouche sans qu'on sache comment ils ont bien pu en emmagasiner une dizaine. Ils jonglent, rattrapent, lancent, ratent, saluent et leur spectacle est musique qui s'accorde au piano et au sax ! La balle de ping-pong en retombant marquera le rythme. Parfois elle ira même sauter sur les cordes du piano s'ajoutant aux notes. Il n'y a pas d'un côté la musique et de l'autre jongleurs et magiciens. On écoute de la musique de gestes et de son. L'espace scénique devient musical. Denis Levaillant, compositeur de la plupart des duos, nous trimballe dans un univers sonore qui n'est pas sans évoquer le pianiste Paul Bley, par son atmosphère à la fois classique, rigoureuse et complètement folle. Pourtant leur duo nous emporte toujours dans des créations tout à fait originales qui leur appartiennent totalement. Un dernier mot : le rire est permanent qui secoue comme un contrepoint musical envoyé par les spectateurs et voir des gens qui ne se prennent pas au sérieux donne encore plus de liberté à se laisser aller. Philippe Conrath
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